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En France, 3,1 millions de ménages sont officiellement en situation de précarité énergétique selon le tableau de bord 2025 de l’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE). Ce chiffre représente 10,1 % de la population française, soit plus de six millions de personnes confrontées à des difficultés pour se chauffer correctement ou payer leurs factures d’énergie. Si cet indicateur reste stable depuis plusieurs années, les signaux d’alerte se multiplient avec une hausse spectaculaire du ressenti du froid et des impayés d’énergie.

Les chiffres clés de la précarité énergétique en 2025
3,1 millions de ménages en situation de précarité énergétique
L’ONPE définit comme précaires les ménages appartenant aux 30 % les plus modestes et consacrant plus de 8 % de leurs revenus aux dépenses d’énergie dans leur logement. Selon cette méthodologie dite du taux d’effort énergétique (TEE), 3,1 millions de foyers français répondent à ces critères en 2023, dernière année de données consolidées. Ce niveau est globalement stable par rapport à 2022, où 3,2 millions de ménages étaient concernés, soit 10,8 % de la population. Sur une décennie, le taux de précarité énergétique a diminué, passant de 13,7 % en 2010 à 10,1 % en 2023. Cette évolution s’explique principalement par le renouvellement du parc de logements et les travaux de rénovation énergétique réalisés ces dernières années.
Une stabilité statistique qui masque une réalité plus sombre
Cette apparente stabilité du taux officiel ne reflète pas l’ensemble des difficultés vécues par les ménages français. L’ONPE souligne que sans les dispositifs de soutien public comme le bouclier tarifaire et le chèque énergie, la précarité énergétique aurait atteint 17,9 % des ménages en 2023, soit près d’un Français sur cinq. Les dépenses moyennes des ménages liées à l’énergie (chauffage et carburants) s’élèvent désormais à 3 678 euros par an. Pour les foyers modestes, ces dépenses représentent 8 % de leurs revenus, un poids considérable dans le budget familial. Le baromètre énergie-info 2025 du Médiateur national de l’énergie révèle que 87 % des ménages considèrent leur facture d’énergie comme une préoccupation majeure.
Les indicateurs de ressenti en forte dégradation
35 % des Français ont souffert du froid en 2025
Le ressenti thermique des ménages français se détériore nettement. Selon l’enquête ONPE 2025, 35 % des Français déclarent avoir souffert du froid dans leur logement durant l’hiver 2024-2025, pendant au moins 24 heures. Ce chiffre a plus que doublé depuis 2020, où seulement 14 % des ménages étaient concernés. Parmi les personnes ayant eu froid, 37 % invoquent des raisons financières les ayant contraintes à limiter le chauffage. La mauvaise isolation est citée par 32 % des répondants, tandis que 15 % mentionnent une installation de chauffage insuffisante. Les bénéficiaires du chèque énergie sont particulièrement touchés : 59 % d’entre eux déclarent avoir eu froid dans leur logement en 2024.
En France, 3,1 millions de ménages sont officiellement en situation de précarité énergétique selon le tableau de bord 2025 de l’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE). Ce chiffre représente 10,1 % de la population française, soit plus de six millions de personnes confrontées à des difficultés pour se chauffer correctement ou payer leurs factures d’énergie. Si cet indicateur reste stable depuis plusieurs années, les signaux d’alerte se multiplient avec une hausse spectaculaire du ressenti du froid et des impayés d’énergie.
Les chiffres clés de la précarité énergétique en 2025
3,1 millions de ménages en situation de précarité énergétique
L’ONPE définit comme précaires les ménages appartenant aux 30 % les plus modestes et consacrant plus de 8 % de leurs revenus aux dépenses d’énergie dans leur logement. Selon cette méthodologie dite du taux d’effort énergétique (TEE), 3,1 millions de foyers français répondent à ces critères en 2023, dernière année de données consolidées. Ce niveau est globalement stable par rapport à 2022, où 3,2 millions de ménages étaient concernés, soit 10,8 % de la population. Sur une décennie, le taux de précarité énergétique a diminué, passant de 13,7 % en 2010 à 10,1 % en 2023. Cette évolution s’explique principalement par le renouvellement du parc de logements et les travaux de rénovation énergétique réalisés ces dernières années.
Une stabilité statistique qui masque une réalité plus sombre
Cette apparente stabilité du taux officiel ne reflète pas l’ensemble des difficultés vécues par les ménages français. L’ONPE souligne que sans les dispositifs de soutien public comme le bouclier tarifaire et le chèque énergie, la précarité énergétique aurait atteint 17,9 % des ménages en 2023, soit près d’un Français sur cinq. Les dépenses moyennes des ménages liées à l’énergie (chauffage et carburants) s’élèvent désormais à 3 678 euros par an. Pour les foyers modestes, ces dépenses représentent 8 % de leurs revenus, un poids considérable dans le budget familial. Le baromètre énergie-info 2025 du Médiateur national de l’énergie révèle que 87 % des ménages considèrent leur facture d’énergie comme une préoccupation majeure.
Les indicateurs de ressenti en forte dégradation
35 % des Français ont souffert du froid en 2025
Le ressenti thermique des ménages français se détériore nettement. Selon l’enquête ONPE 2025, 35 % des Français déclarent avoir souffert du froid dans leur logement durant l’hiver 2024-2025, pendant au moins 24 heures. Ce chiffre a plus que doublé depuis 2020, où seulement 14 % des ménages étaient concernés. Parmi les personnes ayant eu froid, 37 % invoquent des raisons financières les ayant contraintes à limiter le chauffage. La mauvaise isolation est citée par 32 % des répondants, tandis que 15 % mentionnent une installation de chauffage insuffisante. Les bénéficiaires du chèque énergie sont particulièrement touchés : 59 % d’entre eux déclarent avoir eu froid dans leur logement en 2024.
1,2 million d’interventions pour impayés d’énergie
Les difficultés de paiement des factures d’énergie atteignent des niveaux records. En 2024, les fournisseurs d’électricité ont comptabilisé 1,2 million d’interventions pour impayés, soit une hausse de 24 % en un an. Les limitations de puissance, dispositif permettant de réduire la consommation sans couper totalement l’alimentation, ont augmenté de 27 %. Le montant médian des impayés atteint 500 euros, mais un quart des ménages concernés doit plus de 1 020 euros à leur fournisseur. Par ailleurs, 36 % de la population déclare avoir rencontré des difficultés pour payer ses factures d’énergie au cours de l’année, contre seulement 10 % en 2013.
Qui sont les ménages les plus touchés ?
Les profils socio-économiques à risque
Certaines catégories de population sont surreprésentées parmi les ménages en précarité énergétique. Les jeunes adultes de 18 à 34 ans figurent en première ligne : 60 % d’entre eux déclarent avoir rencontré des difficultés pour payer leurs factures d’énergie. Les agriculteurs (63 %) et les artisans (55 %) sont également fortement exposés au froid dans leur logement. Le profil type du ménage précaire reste stable : locataires ou petits propriétaires aux revenus faibles, souvent des personnes seules ou des familles monoparentales, vivant dans des logements construits avant 1975. Les personnes âgées constituent une population vulnérable, car elles passent davantage de temps à domicile et nécessitent un chauffage constant.
Les disparités géographiques sur le territoire
La précarité énergétique se répartit inégalement sur le territoire français. L’Île-de-France affiche le taux le plus faible avec 8,7 % de ménages concernés, tandis que la Corse enregistre le taux le plus élevé à 19,3 %. Les zones rurales et les territoires où le parc de logements est ancien présentent des taux supérieurs à la moyenne nationale. Les quartiers prioritaires de la politique de la ville concentrent également une forte proportion de ménages en difficulté énergétique.
Les causes structurelles de la précarité énergétique
3,9 millions de passoires thermiques en France
Au 1er janvier 2025, 12,7 % des résidences principales sont considérées comme des passoires thermiques, soit 3,9 millions de logements classés F ou G au diagnostic de performance énergétique (DPE). Les trois quarts de ces logements très énergivores sont occupés par leurs propriétaires, mais une part importante se situe dans le parc locatif privé. Ces habitations mal isolées génèrent des factures de chauffage excessives et un inconfort thermique permanent, été comme hiver. La précarité énergétique d’été progresse également : 64 % des ménages ont souffert d’un excès de chaleur pendant au moins 24 heures au cours de l’été 2024.
L’impact de la hausse des prix de l’énergie
Les hausses successives des tarifs de l’électricité et du gaz ont considérablement alourdi le budget énergie des ménages. En 2024, 70 % des foyers ont constaté une augmentation de leur facture d’électricité, et 66 % des utilisateurs de gaz font le même constat. La fin progressive du bouclier tarifaire rend la situation particulièrement délicate pour les personnes vivant dans des logements mal isolés.
Les dispositifs d’aide pour les ménages précaires
Le chèque énergie et les aides au paiement des factures
Le chèque énergie constitue le principal dispositif d’aide au paiement des factures. Distribué automatiquement aux ménages modestes, il permet de régler les dépenses d’énergie ou de financer des travaux de rénovation. Le Fonds de solidarité pour le logement (FSL) offre également un soutien aux foyers en difficulté pour régler leurs impayés.
Les aides à la rénovation énergétique
MaPrimeRénov’ reste le dispositif phare pour financer les travaux de rénovation énergétique. Les aides sont désormais recentrées sur les logements classés E, F ou G au DPE, avec des plafonds de travaux fixés à 40 000 euros. Les certificats d’économies d’énergie (CEE) complètent ce dispositif en finançant des travaux d’isolation ou le remplacement de systèmes de chauffage vétustes.
Agir contre la précarité énergétique grâce au crowdfunding solidaire
Les Petites Pierres est une plateforme de crowdfunding solidaire créée en 2013. Elle soutient des projets qui luttent contre le mal-logement partout en France et permet ainsi aux associations de collecter des fonds. Cette plateforme se distingue par le doublement des dons effectués sur celle-ci, jusqu’à l’atteinte de l’objectif de collecte des projets. Sur la plateforme Les Petites Pierres, chacun peut agir pour lutter contre la précarité énergétique en soutenant des projets associatifs.
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