Vous avez des difficultés à répondre aux nouvelles exigences énergétiques pour vos meublés de tourisme ? Cet article vous guide pour identifier les travaux prioritaires et les aides financières accessibles, en conformité avec les obligations légales comme le diagnostic de performance énergétique (DPE) et les règles encadrant les passoires thermiques. Découvrez comment optimiser la rentabilité de vos investissements tout en améliorant l’attractivité de vos locations saisonnières.

Obligations de DPE pour les meublés de tourisme

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est désormais obligatoire pour les meublés de tourisme en France, avec des échéances réglementaires précises selon la classe énergétique du logement et sa localisation.

Les propriétaires de meublés touristiques doivent anticiper la mise en conformité progressive. En effet, les logements classés G sont désormais interdits à la location en zone tendue. En 2028, ce sera au tour des logements classés F, puis des E à partir de 2034.


Même si, officiellement, l’obligation de performance énergétique concerne uniquement les résidences principales, de nombreuses communes exigent aujourd’hui un DPE pour les meublés de tourisme, afin de mieux encadrer leur impact énergétique.

Les sanctions en cas de non-respect de ces règles peuvent atteindre 3 000 euros. En métropole, le calendrier s’applique selon les seuils énergétiques définis nationalement, tandis que les départements d’outre-mer bénéficient d’un délai supplémentaire de 3 à 4 ans pour se mettre en conformité.

Comme le souligne Romain Giacalone, expert en location courte durée :
“J’aide les entreprises de location courte durée à faire découvrir et adopter leurs produits.” Son accompagnement permet aux professionnels du secteur de mieux appréhender les enjeux réglementaires et d’intégrer les bonnes pratiques dès aujourd’hui.

Aides financières pour la rénovation des meublés

Les propriétaires de meublés de tourisme peuvent bénéficier de plusieurs aides pour financer leurs travaux de rénovation énergétique : 

  • Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) : primes versées par les fournisseurs d’énergie pour des travaux spécifiques, calculées selon les économies d’énergie réalisées (kWh cumac) et le prix du marché ;
  • subventions régionales et départementales : aides attribuées pour soutenir l’offre touristique en zones rurales ou promouvoir des hébergements labellisés, avec des critères liés à la localisation, au statut du loueur et aux revenus locatifs ;
  • Fonds Tourisme Durable : financements de 5 000 à 200 000 € pour des diagnostics environnementaux et investissements en transition écologique. Les conditions d’éligibilité dépendent du type de travaux, de l’emplacement du meublé, de son classement et des revenus locatifs, sans condition de ressources pour les CEE.

Attention : D’après le Guide Anah 2025, MaPrimeRénov’ est ouverte aux bailleurs, y compris pour les meublés de tourisme s’ils sont loués à titre de résidence principale (≥ 8 mois/an). En pratique, un meublé loué moins longtemps (type Airbnb) n’y est pas éligible.


Travaux rentables pour améliorer la performance énergétique

Isolation thermique efficace pour les meublés touristiques

Les travaux d’isolation des murs, toitures et planchers bas figurent parmi les solutions les plus rentables pour améliorer la performance énergétique des meublés de tourisme. Ces améliorations permettent de réduire les déperditions thermiques tout en augmentant le confort des locataires.

Un investissement dans l’isolation thermique s’amortit généralement en 5 à 8 ans pour les logements touristiques. Les économies d’énergie générées, combinées aux aides financières comme les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), permettent de compenser rapidement le coût initial.

De plus, un meilleur classement DPE rend le bien plus attractif et incite les locataires à payer un tarif plus élevé pour un hébergement confortable, économe en énergie et respectueux de l’environnement.

Systèmes de chauffage performants

Les pompes à chaleur air/eau et les chaudières à condensation figurent parmi les solutions les plus adaptées pour les meublés de tourisme. Ces systèmes permettent d’atteindre une meilleure performance énergétique tout en réduisant les consommations.

  • pompe à chaleur air/eau ;
  • pompe à chaleur air/air ;
  • chaudière à condensation ;
  • panneaux solaires.

La rentabilité des systèmes de chauffage dépend de la durée d’occupation du logement. Les solutions électriques sont rentables pour les séjours de courte durée, tandis que les pompes à chaleur trouvent leur pleine efficacité dans les locations plus fréquentées. 

Les aides financières disponibles réduisent le coût initial, accélérant le retour sur investissement. Le choix du système doit aussi intégrer les spécificités géographiques et le profil des futurs occupants. 

Pour aller plus loin, il est essentiel de se former afin d’optimiser la gestion de vos locations.

Menuiseries, ventilation et énergies renouvelables

Pour renforcer la performance énergétique d’un meublé touristique, il ne suffit pas d’isoler : il faut penser global. Améliorer les menuiseries, la ventilation et intégrer des énergies renouvelables permet de limiter les pertes de chaleur tout en améliorant le confort des voyageurs.

Remplacer les fenêtres par du double ou triple vitrage peut faire gagner jusqu’à deux classes sur le DPE. Installer une VMC double flux permet d’évacuer l’humidité sans perdre en chaleur, tandis que des panneaux solaires photovoltaïques peuvent produire une partie de l’électricité du logement. Ces travaux de rénovation énergétique sont rentabilisés en 7 à 10 ans grâce aux économies d’énergie réalisées, d’autant plus qu’ils sont souvent soutenus par des aides comme les certificats d’économies d’énergie.

Pour bien anticiper les obligations réglementaires, les propriétaires de meublés touristiques doivent cibler en priorité les travaux rentables comme l’isolation thermique ou un chauffage performant. Et pour celles et ceux qui débutent,  être accompagné pour créer sa conciergerie ou se lancer dans la gestion locative peut grandement faciliter la mise en conformité.

À l’horizon 2034, agir dès maintenant est le meilleur moyen d’allier rentabilité, réglementation… et sérénité..

Catégories : Énergie

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